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« Quand on est assimilé à une icône comme Bond, il faut en payer le prix » – Daniel Craig

Mourir Peut Attendre

En salle le

30 septembre 2021

De

Cary Joji Fukunaga

Avec

Daniel Craig, Rami Malek, Léa Seydoux

Genre

Espionnage (2h43)

Distributeur

UNIVERSAL

James Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s’agit de sauver un scientifique qui vient d’être kidnappé.

Avec sa cinquième et dernière incarnation de James Bond, Daniel Craig boucle un chapitre majeur de sa carrière.

Ils sont un certain nombre à considérer que la filmographie de Daniel Craig vaut surtout pour sa période pré-James Bond. « C’est vrai que, depuis, j’ai moins eu l’occasion de prendre des risques », reconnaît l’intéressé.

Né en 1968 dans le paisible comté britannique du Cheshire, il s’est forgé une solide formation théâtrale avant de débuter à 24 ans dans le drame de l’apartheid « La Puissance de l’ange », que suivront aussi bien la fresque historique « Elizabeth » que les drames d’auteurs « Love is The Devil », « The Mother » et « Scandaleusement célèbre », le blockbuster « Lara Croft: Tomb Raider » ou encore les prestigieux « Sentiers de la perdition » ou encore « Munich ». Quand l’annonce de son engagement dans « Casino Royale » pour endosser le costume de l’agent 007 est révélée le 14 octobre 2005, la presse britannique se déchaîne : « Son nom est Bide, James Bide », ose même écrire un tabloïd. « On me détestait, se souvient Daniel Craig. On ne pensait pas que j’étais taillé pour le rôle. »

Mais Judi Dench, la très respectée interprète de M, ne l’entend pas de cette oreille : « Daniel est un excellent comédien. Il apporte quelque chose de neuf au personnage. Attendez de voir le film » Saluée par un concert de dithyrambes, la sortie de « Casino Royale » donnera mille fois raison à sa prophétie. « Après, il a fallu enchaîner », dit Daniel Craig. De fait, ce ne sera pas aussi simple. « Invasion », « À la croisée des mondes », « Flashbacks of a Fool »… Rien de bien marquant. « Quand on est assimilé à une icône comme James Bond, il faut en payer le prix », reconnaît-il. Seuls « À couteaux tirés » et « Millénium » lui permettront de se refaire une virginité d’acteur.

Après « Quantum of Solace », « Skyfall » et « Spectre », il fait avec « Mourir peut attendre » ses adieux définitifs à 007. « Je préfèrerais me taillader les veines plutôt que de faire un autre James Bond », avait-il pourtant déclaré en 2015. Mais le temps a passé, et il dit aujourd’hui : « J’avais le sentiment d’un travail inachevé, et j’avais une petite idée de la manière dont je voulais boucler la boucle. » La succession est désormais ouverte…