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« J’aime attirer le public avec la promesse d’une comédie en lui proposant de l’aventure comme un bonus inattendu » – Philippe Lacheau

Super-Héros Malgré Lui

En salle le

2 février 2022

De

Philippe Lacheau

Avec

Philippe Lacheau, Élodie Fontan, Tarek Boudali

Genre

Comédie (1 H 22)

Distributeur

PATHÉ

Apprenti comédien en galère, Cédric décroche enfin son premier rôle dans un film de super-héros. Un soir, il est victime d’un accident qui lui fait perdre la mémoire. A son réveil, vêtu de son costume de justicier et au milieu des accessoires du tournage, il est persuadé d’être devenu son personnage.

Entouré de sa bande de complices habituelle, le réalisateur de « Babysitting » Philippe Lacheau dégoupille une parodie qui devrait combler ses nombreux fans.

À quand remonte votre intérêt pour les super héros ?

Philippe Lacheau : En fait, je lisais peu de comics de super héros quand j’étais enfant, je ne les ai vraiment découverts que plus tard. Le premier super héros de cinéma qui m’a marqué quand j’étais petit, c’était Superman, incarné par Christopher Reeve, fort, humble, gentil et imbattable. Et d’ailleurs c’est frustrant de le voir se laisser malmener quand il est Clark Kent : on a envie de lui crier : « Mais vas-y, dis-leur qui tu es vraiment ! » Quand j’ai lu les comics de Marvel, j’ai adoré Thor, peut-être pour son côté « badass », pour la mythologie nordique et son marteau enchanté. Et au cinéma, j’ai beaucoup aimé » Les Gardiens de la Galaxie », et aussi « Batman begins » et « The Dark Knight » pour la manière dont Christopher Nolan décrit tout cet univers.

Jusqu’à ces deux dernières années, le genre « super héros » n’existait pas dans le cinéma français…

Effectivement, quand je le suis lancé, nous n’avions pas encore entendu parler de projets de ce type en France. Nous ne savions pas que le film de Douglas Attal « Comment je suis devenu super héros » se préparait, mais ce n’est pas un problème, car le sien n’est pas une comédie. L’important était d’arriver avec une proposition originale et le traitement parodique de « Super-héros malgré lui », combiné à l’idée de perte de mémoire, nous permet de présenter quelque chose d’inédit au public

Vous êtes donc directement parti sur une comédie…

Oui, mais le vrai point de départ du scénario a été l’idée du comédien qui tourne un film et qui perd la mémoire. Le thème des super héros est venu après. J’avais depuis longtemps envie de parodier la saga « Jason Bourne » avec ce concept d’un acteur qui a un accident en conduisant la voiture du tournage d’un film d’espionnage, mais le côté sombre et tueur à gages de l’espion a fini par nous gêner, et nous nous sommes réorientés vers l’ambiance plus positive de l’univers des super héros. Nous avons décidé de parodier Batman pour préserver une certaine logique puisque Bruce Wayne n’a pas de super pouvoirs et s’appuie sur des gadgets et sur la maîtrise des techniques de combats. Là, ça devenait plus amusant tout en rejoignant ce qui nous plaît le plus quand nous imaginons des films : concrétiser nos rêves d’enfants.

Quel plaisir éprouvez-vous à mélanger la comédie à l’aventure en tant que scénariste, réalisateur et acteur ?

Je suis fan des comédies d’aventures qui ont marqué mon enfance, comme « Les Goonies » ou « À la poursuite du diamant vert », sans oublier la saga « Indiana Jones » dans laquelle il y a énormément d’humour. On est captivé par le côté palpitant de l’action, et en plus, on rit. Dans nos films, j’aime l’idée qu’on attire le public avec la promesse d’une comédie en lui proposant de l’aventure comme un bonus inattendu, une belle surprise. Dans « Super-héros malgré lui », les scènes de combat avec Badman et les courses-poursuites sont très soignées parce que nous voulions étonner et séduire les spectateurs. Pour nous aussi c’est un plaisir supplémentaire, parce que ces séquences sont très agréables à tourner. On s’émerveille comme des enfants quand on se retrouve dans des ambiances de films d’action « à l’américaine » ! Il ne faut jamais oublier qu’une place de cinéma est chère. C’est très important pour nous qu’à la fin de la séance, les gens soient contents et se disent : « C’était chouette, j’en ai eu pour mon argent. »

Amuser les spectateurs et leur faire oublier des soucis parfois graves, n’est-ce pas un véritable super pouvoir ?

Tout à fait. D’ailleurs, quand on me demande qui est mon super-héros préféré, je réponds souvent Kylian Mbappé ! Il fait rêver des millions de gens et leur procure des sensations extraordinaires. C’est aussi ce qui compte le plus pour moi et me motive. Rien ne me rend plus heureux que quand les gens me remercient pour cette raison. Ça me fait un bien fou.